L'apôtre-patriarche se rend à Coire en compagnie de l'apôtre de district Jürg Zbinden, des apôtres Matthias Pfützner, Thomas Deubel et de l'apôtre invité de Russie Marat Aktschurin. Les évêques Rudolf Fässler, Peter Jeram, Reto Keller et Thomas Wihler sont aussi présents.
Le service divin de l'Ascension est basé sur la parole biblique tirée de l'évangile selon Luc, au chapitre 24, les versets 50 et 51 : Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel.
Puis l'apôtre-patriarche s'adresse à l'assemblée en fête. Seul l'évangile selon Luc décrit les rencontres de Jésus entre la résurrection et l'ascension, dit-il. Pourquoi Jésus reste-t-il quarante jours de plus avec ses disciples? Il veut leur montrer qu'il est ressuscité et vivant. Les Juifs n'ont pas réussi à le tuer. En même temps, il fait aussi comprendre aux disciples que quelque chose a changé : il a un nouveau corps, le corps de résurrection. Ce corps a d'autres possibilités; c'est une nouvelle dimension. Néanmoins, l'esprit et l'âme sont restés les mêmes. Il dit aux disciples : je suis toujours votre ami, rien n'a changé dans mon amour. Les disciples en font l'expérience tout au long de ces quarante jours : c'est vraiment notre Seigneur Jésus, que nous aimons.
Jésus profite de ce temps pour approfondir la connaissance des disciples. Il constate que les disciples n'ont pas encore tout compris et il leur explique à nouveau, depuis le début, ce qui s'est passé et ce que l'avenir leur réserve. Il leur confie de nouvelles tâches. Il précise que les disciples doivent devenir comme lui s'ils veulent être avec lui quand il reviendra. Sa volonté est d'aider tous les hommes et leur offrir le salut. Le salut, c'est plus que d'être sur terre libéré de toute souffrance et de tout mal. Le véritable salut est d'être en communion avec Dieu dans le ciel. C'est le sens profond de l'Ascension. Jésus veut aussi que les disciples soient les témoins de son ascension. Personne n'était présent lors de la résurrection. Pour Jésus, il est important que les disciples soient témoins de son retour auprès du Père. Dans la lecture biblique, nous avons entendu : «... et une nuée le déroba à leurs yeux». Pour les disciples, il est clair que la nuée est le symbole et le signe de la présence de Dieu. Maintenant, il est avec Dieu!
La dernière chose que Jésus fait, c'est de bénir les disciples. Cela signifie qu'il leur promet de leur donner tout ce dont ils ont besoin pour venir à lui. Cela signifie aussi : ne vous inquiétez pas! En principe, la bénédiction est tout ce qui nous aide et dont nous avons besoin pour être éternellement avec Jésus. Il peut s'agir de la richesse et du bien-être, mais aussi de la pauvreté, de la souffrance et de l'adversité. Cela dépend de l'individu, de ce qu'il en fait.
Pour recevoir la bénédiction de Christ, il faut croire en Jésus-Christ. Y crois-tu encore fermement aujourdu'hui? Es-tu convaincu qu'il est venu sur terre et s'est fait homme, qu'il est mort pour nos péchés, qu'il est ressuscité, qu'il est monté au ciel et qu'il reviendra? Il reviendra! Une foi en Jésus-Christ à laquelle il manque cette dernière partie est imparfaite! Je doute que tous les chrétiens néo-apostoliques croient encore vraiment au retour de Christ. La foi en Jésus-Christ va de «l'incarnation» à son «retour», sinon tout cela n'a pas de sens et est inutile!
Dernier point : «Vous êtes mes disciples parce que vous faites ma volonté.» Sa volonté est: «Aime Dieu et aime ton prochain». Celui qui veut vivre la vraie bénédiction doit aussi suivre les commandements de Jésus-Christ et grandir dans l'amour de Dieu et dans l'amour du prochain».
L'apôtre-patriarche Jean-Luc Schneider invite d'abord l'apôtre Marat Aktschurin, puis l'évêque Peter Jeram et enfin l'apôtre Thomas Deubel à apporter une contribution à la prédication.
La sainte cène est suivie de la célébration de la sainte cène en faveur des défunts. L'évêque Rudolf Fässler et l'évangéliste Marcel Schildknecht ont sont les représentants.
L'Eternel est mon Dieu, ma lumière et mon espoir! C'est par ce chant interprété par les choristes que se termine cet impressionnant service divin.