Perdu et dans une profonde détresse
La parabole du fils prodigue était au cœur de la prédication. Ce dernier avait dilapidé son héritage et était tombé très bas. En tant que gardien de porcs – ce qui était à l’époque difficilement imaginable pour un Juif –, il luttait pour sa simple survie. Il ne cherchait plus à jouir de la vie, mais simplement à apaiser sa faim. Sa détresse ne pouvait guère être plus profonde.
Le prophète Élie a lui aussi traversé des moments difficiles. En pleine famine, Dieu a fait en sorte que des corbeaux lui apportent de la nourriture près du torrent de Kerith. Les Écritures le montrent sans cesse: là où les hommes atteignent leurs limites, Dieu ouvre de nouvelles perspectives.
C’est précisément là qu’intervient Jésus. Il ne voit pas seulement la détresse extérieure, mais surtout le salut de l’âme. C’est pourquoi son commandement était: «Cherchez premièrement le Royaume de Dieu.» Tout le reste est subordonné à cet objectif.
Sans la grâce, tout n’est rien
L’apôtre de district a rappelé une citation célèbre de l’apôtre-patriarche Richard Fehr: «La grâce est tout – sans la grâce, tout n’est rien.»
Cela s’est manifesté de manière particulièrement frappante dans l’histoire du fils prodigue. Lorsqu’il a pris le chemin du retour, il espérait tout au plus être accueilli comme journalier. Il n’osait pas espérer que son père le réaccepterait comme fils.
Dans le contexte culturel de l’époque, le fils avait couvert sa famille de honte par son comportement. Ceux qui, comme lui, rentraient chez eux devaient s’attendre à être humiliés publiquement par les villageois, voire à se faire jeter des pierres. C’est pourquoi le père est allé à la rencontre de son fils. Avant même que d’autres ne puissent l’atteindre, il l’a pris dans ses bras. Il l’a protégé, lui a offert de nouveaux vêtements, a organisé une fête et lui a rendu sa place à la table familiale. C’est cela, la grâce!
Le salut
Mais cela ne s’est pas arrêté là. Le fils n’a pas dû, par la suite, retourner à sa vie de gardien de porcs. Sa vie a pris un nouveau tournant. C’est cela, le salut.
Jésus a agi de la même manière: il a pardonné à la pécheresse, mais a assorti son pardon d’une consigne claire: «Va, et ne pèche plus.» La grâce n’est pas un passe-droit pour l’indifférence.
Pour les âmes dans l’au-delà, la rédemption signifie également un changement de situation. Les Écritures parlent de deux façons de mourir: dans le péché ou dans le Seigneur. La grâce et la rédemption signifient que Dieu fait des perdus ses fils et ses filles – par le salut qui vient de lui seul.
Chaque être humain dépend de la grâce de Dieu, car même le plus petit péché le sépare de lui.
L’apogée émouvante du service divin a été la dispensation des trois sacrements – le saint baptême d’eau, le saint-scellé et la sainte cène – aux âmes de l’au-delà. Un signe impressionnant que l’invitation de Dieu reste valable: «Que celui qui le souhaite vienne.»