La parole biblique centrale est tirée de l'Évangile selon Jean 19, verset 30: «Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: "Tout est accompli" et, baissant la tête, il rend l'esprit.»
Dans la prédication, il est souligné que malgré la tristesse liée aux événements de la crucifixion — la trahison, la persécution et l'abandon — ce jour ne représente pas une défaite humaine, mais le plus grand triomphe de l'histoire de l'humanité. L’expression «Tout est accompli» est interprétée comme le cri d'un vainqueur. Par ce geste, Jésus a parachevé trois dimensions essentielles :
- Les Écritures: il a accompli toutes les promesses de l'Ancien Testament et les annonces des prophètes (tels que Michée ou Zacharie).
- La volonté de Dieu: en parfaite unité avec son Père, il a manifesté l'amour infini de Dieu pour tous les hommes en donnant sa vie librement.
- Sa mission: il a ouvert aux pécheurs le chemin vers la vie éternelle, brisant ainsi l'emprise du péché par sa grâce.
L'accent est mis sur la communion étroite que Jésus entretenait avec son Père, un modèle proposé aux fidèles pour leur propre vie quotidienne. Le Christ doit devenir le centre de leur «lifestyle», le but et le sens de leur existence. La communauté est ainsi encouragée à célébrer la période de Pâques non pas comme un événement isolé, mais comme une source de joie et de force durant les cinquante jours menant à la Pentecôte, et dans la fidélité de chaque jour de l’année.
La prédication se poursuit en approfondissant le sens du sacrifice de Jésus par le biais de la parole de l’apôtre Paul aux Romains 6, verset 23: « Si le salaire du péché est la mort, le don gratuit de Dieu est la vie éternelle en Jésus-Christ.» Tous les êtres humains sont pécheurs. Par conséquent, la mort est leur sort naturel. Pourtant, Dieu, dans sa grâce, donne la vie éternelle à ceux qui croient en Christ, car Jésus a pris sur lui la condamnation que chacun méritait. Cette vérité met en lumière la profondeur de l’amour divin et la puissance du salut offert.